Construire une piscine naturelle : l’autoconstruction

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C’est un des privilèges des bons bricoleurs. La piscine fait partie des ouvrages d’art accessibles à l’autoconstruction. Il faut maîtriser quelques techniques : maçonnerie, plomberie, terrassement, étanchéité. Et très naturellement, avec le phénomène « bio » qui inonde nos journaux et nos télévisions dans tous les secteurs d’activités, la piscine biologique n’échappe pas à cette possibilité. Nous dirons même que les pionniers de la piscine biologique ont été, avant que les constructeurs historiques de la piscine naturelle s’installent en France, des autoconstructeurs, surtout que cette catégorie de piscine permet une simplification à l’extrême du bassin.

Développer un projet d’autoconstruction

Dans une démarche éco-citoyenne, une recherche pour un respect de la nature et un souci écologique et de développement durable, l’autoconstruction de sa piscine biologique est un choix pertinent.
Une piscine naturelle autoconstruite permet :

  • De supprimer la maçonnerie : une simple bâche étanche étalée sur un feutre de protection et la terre retirée pendant le terrassement, utilisée pour la confection des abords de la baignade, suffisent.
  • De supprimer le système de stérilisation de l’eau par les UV : dans une piscine biologique bien équilibrée, bien filtrée, bien oxygénée, le soleil suffit à faire son travail.
  • De supprimer l’apport de l’eau du robinet : une récupération des eaux de pluies dans une citerne enterrée peut assurer parfaitement le remplissage du bassin et la mise à niveau constante après évaporation.

Comment autoconstruire sa piscine biologique ?

Après les démarches administratives, on commence le terrassement. Suivant votre budget et votre temps disponible, vous pouvez opter pour un terrassement à l’ancienne, à la pioche et à la pelle, ou bien, louer une mini-pelle qui vous permettra de réaliser les travaux dans la journée.
La démarche la plus longue et la plus délicate est de réaliser les paliers. En effet le bassin de baignade sera plus profond que le lagunage. Mais pour supporter les tonnes d’eau et de gravier et de pouzzolane qui vont recouvrir la bâche étanche, il est important que le terrassement des paliers soit harmonieux, régulier et le plus net possible.

Vient ensuite la phase d’installer les canalisations pour la circulation de l’eau, les bondes de fond, les skimmers de surface.
On peut ensuite placer le feutre de protection et la bâche étanche qui s’achète en rouleaux de longueurs différentes.
Pour les bordures, vous pouvez utiliser la terre du terrassement, le système « Ecolat » (voir Terrassement et étanchéité d’une piscine biologique), ou bien des pierres qui donneront un cachet « naturel ».
Sur les parties peu profondes correspondantes aux lagunes, vous mettez le gravier et la pouzzolane qui servira de support de fixation aux plantes filtrantes.

Le remplissage s’effectue ensuite progressivement. Viendra le moment de fixer les plantes aquatiques et de mettre en route la circulation de l’eau.
L’eau sera trouble pendant un moment jusqu’à ce que le plan d’eau se stabilise, que les plantes aquatiques commencent à pousser et à faire leur travail d’épuration.

La pose d’une bâche EPDM pour la construction d’une piscine biologique

La pose d’une bâche EPDM pour la construction d’une piscine biologique

Quelques chiffres typiques d’un bassin de baignade biologique

  • Profondeur maximum : 150 cm pour ne pas demander de permis de construire.
  • Profondeur maxi des lagunes : 50 cm.
  • Zone de plantation des lagunes : équivalente à la surface du bassin de baignade au minimum.

Remarque

Si vous vous sentez l’âme d’un constructeur, vous pouvez très bien entreprendre la construction d’un bassin de baignade en dur : maçonnerie ou piscine coque en kit. Vous aurez alors une piscine qui durera dans le temps. Par contre vous n’échapperez pas au terrassement et à la construction du lagunage, donc à la pose d’une bâche EPDM et de la pouzzolane, à la jonction entre le lagunage et le bassin de baignade.

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